Les coiffes

Toutes les vieilles cartes postales ou photos montrant ces dames de Saint-André-de-la-Marche se font l'écho d'une tradition aujourd'hui disparue : le port de la Coiffe. Au delà de l'aspect esthétique, ces coiffes confectionnées avec soin, avaient leur propre code et d'un coup d'oeil, tout le monde comprenait la signification de leur langage...

Le bonnet se portait en général la semaine et la coiffe le dimanche (le plus souvent pour aller à l'office). La jeune fille arborait son premier bonnet aux environs de 13 ans, elle le brodait fièrement d’une fleur signe de la jeune fille en fleur. Quand elle était fiancée, elle en brodait deux (une pour elle, et une pour le jeune homme), et se contentait de petits boutons prêts à éclore quand elle était libre !
La jeune mère de famille ornait sa coiffe d'une fleur et plusieurs boutons représentant les enfants.
Quant à la jeune femme restée sans époux , elle avait le droit à un bouquet bien épanoui...
Plus le bonnet était orné de froufrous et de rubans, plus il était signe de richesse et d'instruction.
Les coiffes reflétaient également les métiers traditionnels de leur région, broderies en épis de blé pour des filles de minotiers, en forme de nasse pour les bords de mer et de sabots dans les villages de sabotiers comme sur cette carte…
Les coiffes étaient transportées dans une boîte en bois cirée à l’huile de lin. Faisant aujourd'hui l'objet des plus grands soins, elles sont restaurées, empesées et conservées notamment à la Société des Sciences Lettres et Arts de Cholet et de sa région où vous pouvez admirer une très jolie collection.