Situer Saint-André
Saint-André se situe aux confins des trois provinces : Poitou, Anjou et Bretagne. C'est cette position si particulière sur ce que l'on nomme alors les Marches ou Frontières qui en fera un bureau de la Gabelle...
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Un peu d'histoire...
À l'époque gauloise, les habitants des Mauges étaient les Ambilatres.
Les Ambilatres (Ambiliati chez Jules César) étaient un peuple celte de Gaule situé au sud de la basse-Loire, dans le massif Armoricain (entre les actuels départements de Vendée, Loire-Atlantique et Maine-et-Loire). Lors de la création des provinces romaines de Gaule, leur territoire est rattaché (entre 16 et 13 avant Jésus-Christ) à la civitas des Pictons (capitale : Lemonum, actuelle Poitiers), ceci en remerciement à d’anciens alliés lors de la conquête des Gaules.
L'ancien nom de Saint-André
De nombreuses traces celtiques signalaient encore au siècle dernier l'ancienneté de l'agglomération. Les menhirs hélas ! ont disparu, dont quelques toponymes perpétuent seulement le souvenir. Le Docteur Michel Gruet avait en 1967 relevé dans son "Inventaire des Mégalithes de France" en collaboration avec Joseph Chéné : la pierre levée, la pierre droite, la pierre badante, la pierre aux chats, etc...
Ce qu'on aimerait savoir, c'est la dénomination que portait Saint-André à cette époque si reculée. Il y avait à trois kilomètres Espetvan lieu planté de taillis, aujourd'hui Saint-Macaire en Mauges, et à trois ou quatre lieues Ségora (Fief Sauvin - Villeneuve). Sur l'antique voie qui conduisait de Poitiers à Nantes, Saint-André était la dernière étape des pictons avant d'entrer chez les Andecaves ou les Namnettes, une station frontière en somme, qu'évoquait déjà sans doute son nom celtique.
On sait que le moine Macaire fut au Ve siècle le grand apôtre des Mauges et qu'il eut de nombreux disciples à venir édifier leur ermitage dans le rayonnement immédiat de son moutier. Ce fut l'un de ces derniers probablement qui évangélisa notre territoire et le plaça sous le patronage de Saint-André.
La première mention historique que nous ayons de la paroisse se trouve dans un cartulaire de l'évêché de Poitiers, le Grand Gauthier : Parochia Sancti Andrœ. Il existait également aux Archives du Maine et Loire, série E1123, un acte passé en août 1259 entre Guy de Chemillé et Renauld de la Barre, lequel acquiert du premier "les herbages bois et près de la Gouberte situés en la paroisse de sancti andrœ". Dépendant en ce temps là du diocèse de Poitiers, Saint-André par la suite fit partie, de 1317 à 1648, du diocèse de Maillezais, puis du diocèse de la Rochelle jusqu'au Concordat. Saint-André relevait du doyenné de Saint-Laurent sur Sèvre, et de l'archidiaconné de Fontenay le Comte.
Saint-André devient Saint-André-de-la-Marche
Lorsque de nouvelles divisions géographiques et administratives apparurent vers la fin du Moyen Âge, Saint-André devint alors de la Marche. Car la localité s'insérait dans les marches communes de Poitou et d'Anjou, ce qui lui valut d'être tiraillée pendant plusieurs siècles entre les lois et coutumes de deux provinces différentes et livrée à l'arbitraire d'une jurisprudence entortillée et coûteuse. Aux XVIIe et XVIIIe siècles les faux sauniers pulluleront à Saint-André. En Poitou, pays redimé de Gabelle, forte était la tentation de se procurer à très bon marché un sel amené de Bretagne par la Renaudière, pour aller le revendre avec gros bénéfice à Cholet et surtout à Saint-Macaire qui était d'Anjou, pays de grande Gabelle où le sel coûtait fort cher. Aussi la brigade des gabelous établie par le Roi dans leur Bourg avait elle fort à faire avec les Marchetons de Saint-André, comme on appelait jadis les gens des marches.
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